Syndicat de journalistes CGT - section de l’Agence France-Presse

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QUESTIONNAIRE PIGEAT : REPONSES DE LA CGT TOUTES CATEGORIES DE L’AFP

 

Le comité d’experts désigné en décembre dernier par le ministre de la Culture et de la Communication et chargé de réfléchir à l’avenir de l’AFP a envoyé un questionnaire à l’ensemble des syndicats de l’Agence (Outre M. Pigeat, le groupe est composé de Michèle Cotta, journaliste et ancienne dirigeante de l’audiovisuel, Jean-Marie Colombani, ancien directeur du quotidien Le Monde, Fabrice Boe, ancien président de Prisma Presse et Francis Teitgen, ancien bâtonnier et ancien dirigeant du groupe Ouest-France). Voici nos réponses.

1- Comment appréciez-vous le projet présenté par la direction de l’agence pour les prochaines années ? (évolution des services fournis, diversification éventuelle de la clientèle, évolution des méthodes de commercialisation, etc…)

Le projet de la direction de l’Agence, et de son PDG Pierre Louette, est une véritable atomisation de l’AFP avec au cœur du dispositif ce qu’elle nomme les missions d’intérêt général puis, gravitant autour, une combinaison de filiales satellites et de participations dans des entreprises aléatoires et très éloignées du métier de base et de la mission première de l’AFP (projet Corporate dit « services aux entreprises », participation importante dans RelaxNews ou Citizenside, filiale Newswag, etc.).

Certaines de ces activités relevant plus de la publicité que de l’information, l’AFP prend le risque de voir entachée sa crédibilité et son sérieux. Ces choix douteux d’un point de vue déontologique pourraient se doubler de conséquences financières néfastes.

Paradoxalement, dans ce projet, la Direction lie la diversification des activités de l’Agence au changement de statut (qui selon elle est une « entrave », un « carcan »), alors qu’un certain nombre de ces filiales existent déjà, et se développent sans difficulté. Depuis des dizaines d’années, l’AFP développe des filiales, avec ou sans succès. L’AFP a su -et pu- également se déployer et enrichir son offre sur des nouveaux services tel la Photo internationale en 1985 – service le plus rentable aujourd’hui- la vidéo et le multimédia, etc.

C’est une démonstration par les faits que le statut actuel n’entrave rien et que seul le financement pérenne de l’Agence est le centre du problème. Le PDG Pierre Louette l’a reconnu le 13 janvier devant le Sénat, « Le seul enjeu est pour moi un enjeu de financement du développement et de préservation de la capacité de l’AFP à rester une grande agence mondiale ».

Si l’AFP n’a pas, comme Reuters, pris le virage de l’information financière dans les années 1970, ce n’est pas à cause des handicaps de son statut, mais parce que la culture française a traditionnellement réservé une place marginale à la finance, dont la City – où est implantée Reuters – est le cœur. Observons aussi que, avec un tout autre statut que celui de l’AFP, l’américaine AP n’a pas davantage pris ce virage.

Les erreurs stratégiques commises par de précédentes directions ont conduit l’AFP à la situation de crise que nous connaissons actuellement : un PDG désirant fermer dans les années 80 le service photo, un autre refusant de racheter la société de production TV WTN car pour lui l’AFP « c’était le texte », un troisième dans les années 90 ne croyant pas à l’Internet et aux nouvelles technologies ni « qu’on puisse faire de l’argent avec ».

Le statut actuel, depuis sa mise en place en 1957 après un vote du Parlement à l’unanimité, n’a à aucun moment empêché l’AFP de trouver et de s’adapter à de nouveaux clients, tels ceux d’Internet aujourd’hui, tout en conservant sa mission d’agence de presse : collecte d’informations sur le terrain et vérification, mise en perspective. Or le projet Louette prévoit tout autre chose : diversifications des « produits », participations, sous-traitances, écheveau de filiales dont personne ne peut prédire l’avenir, adaptation rédactionnelle aux « nouvelles thématiques porteuses » avec tout le risque de laisser des pans entiers de l’information, politique ou sociale, de côté. On attend de l’AFP qu’elle réagisse au tremblement de terre en Haïti, avant de savoir si l’art de vivre est un sujet essentiel ou une « thématique porteuse ». Traiter moins de communiqués, moins de rapports, moins de compte-rendus, comme le propose la Direction dans une note interne diffusée fin janvier, est un contresens, et même une aberration – c’est un service de base attendu par nos clients - qui permettra peut-être de déshabiller Pierre mais surement pas d’habiller Paul.

Les réformes se succèdent depuis des années à l’AFP sans que les véritables questions soient posées.

Aujourd’hui, personne ne peut nier que les agences de presse ont -et auront- un rôle clé à jouer dans le « brouhaha des blogs, des tweets et des formules pour braquer la lumière sur le substantiel » comme l’a déclaré le président Barack Obama le 9 septembre dernier lors d’un hommage à une grande figure du journalisme, Walter Cronkite, dressant avec justesse un sombre tableau du journalisme à l’heure d’internet, qui privilégie la rapidité plutôt que l’exactitude et le sensationnel plutôt que le substantiel.

Les dérives people, sensationnalistes, « infomerciales » sont autant de dangers pour la fiabilité et la crédibilité des agenciers. Il n’est pas question de nier l’environnement médiatique, les réseaux sociaux, l’interactivité, ni de renoncer à récupérer une vidéo, une photo amateur quand les médias sont absents. Mais les fausses vraies vidéos d’Haïti et autres photos erronées récupérées « dans l’urgence » sur Youtube ou Twitter sont des facteurs de risque.

Ainsi le projet « Agence multimédia » proposé par la Direction de donner la priorité aux images sur le texte -car plus visibles ou plus « vendeur »- est un contresens. Le texte est là pour expliquer, hiérarchiser, mettre en perspective et donner un éclairage sur l’information. C’est la base de la crédibilité des médias. Le support n’est que la déclinaison technologique et le multimédia ne peut exister que si des moyens techniques sont mis en place pour servir le rédactionnel. L’exemple du développement du service photo a démontré qu’en y mettant les moyens en hommes et en technique, l’AFP pouvait gagner une place mondialement reconnue sans pour autant changer le statut.

Avec la même ambition et dans la même trajectoire, développer un service vidéo hotnews pour faire jeu égal avec d’autres irait dans le bon sens et développerait des recettes commerciales.

Par « l’existence d’un réseau d’établissements lui conférant le caractère d’un organisme d’information à rayonnement mondial » qui doit « développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance » on attend aussi de l’AFP qu’elle serve de base, de « matière première » à des journalistes, des chercheurs, des diplomates. Les « nouveaux » sujets doivent être pris en compte mais sans oublier ni abandonner les fondamentaux.

Plutôt que de filialiser ou sous-traiter, il est impératif de renforcer l’AFP dans son cœur de métier et développer les équipes rédactionnelles tous supports confondus, développer de nouvelles langues de travail ; pratiquer le tutorat des plus anciens vers les plus jeunes, titulariser les CDD, lutter contre le sectarisme vis-à-vis des séniors (comme sont qualifiés les journalistes chevronnés lorsque l’on veut se passer de leur expérience).

En résumé, sans débat réel dans la rédaction sur des projets clairement établis et des perspectives et une stratégie rédactionnelle, rien ne pourra se faire. La réussite d’un projet nécessite l’adhésion du personnel et l’information-consultation des organisations syndicales sur les formations, les effectifs et les conditions de travail. Privilégier la vision commerciale avant de voir le fait journalistique c’est vers cela que nous conduit le projet Louette.

2- Comment percevez-vous la rénovation informatique dite 4XML ?

La Direction souhaite mettre en place une rédaction multimédia, un processus qui a pris du retard quant aux moyens de lier de façon intuitive texte, photo, vidéo et infographie. Il est naturellement temps de donner les moyens techniques à ce développement. Pour autant il serait inconcevable pour l’ensemble des journalistes-agenciers de conditionner le travail rédactionnel à la technologie.

Mais il est évident que devant la volonté d’imposer dans la précipitation un projet de déménagement de services de production et des desks, le manque de concertation sur le contenu et les finalités du multimédia, la transformation des conditions de travail et le manque de formation du personnel, la crainte de robotiser la rédaction apparaît. Rappelons que le désir du PDG, affirmé publiquement à plusieurs reprises, était de déménager l’ensemble des services sur un plateau multimédia rue Vivienne et de faire passer le changement de statut avant fin 2009.

Il ne peut être question que les desks fassent du copié/collé pour une production multimédia destinée à Internet, privilégiant le spectaculaire et la superficialité, et pour une bonne part en provenance de sous-traitants ou de filiales, réduisant ainsi la mission d’intérêt général. Il apparaît clairement dans le projet 4XML que seule cette mission d’intérêt général sera financée par l’État, le reste de la production dépendant d’un écheveau de filiales. C’est une véritable casse du métier d’agencier.

Pour la CGT, il n’est pas question que l’outil 4XML aboutisse à « diversifier et compléter ses contenus, en abandonner d’autres » dans une production multimédia « native » qui mettrait de côté les fondamentaux du métier (cf : plan Louette, 1.1 L’AFP : un modèle d’affaires remis en cause par la révolution numérique).

A en croire un responsable de l’Agence lors d’une réunion d’information sur le multimédia, les journalistes pourront « faire de la couleur en regardant les photos ou les vidéos... » En résumé, ce projet 4XML, tel que présenté par la Direction de l’Agence, tend à faire des journalistes de desks des agrégateurs de contenus sans libre arbitre.

Faut-il rappeler que l’AFP est déjà une agence multimédia qui travaille avec tous les supports -texte, photo, vidéo, infographie- et en six langues ? Si le renouvellement de l’outil informatique est une nécessité évidente, le projet rédactionnel que Pierre Louette rattache à celui-ci de façon quasi-indispensable pose des problèmes de déontologie professionnelle. Il dirige l’agence vers des choix qui peuvent se révéler catastrophiques pour son avenir.

3- Les modes de financement de l’AFP doivent-ils selon vous évoluer et comment ?

La vraie et seule question réside ici. Comme pour le 4XML, comme pour le développement de la vidéo et la réforme rédactionnelle, c’est la question des moyens qui se pose. Ce statut « sui generis » ne peut être remis en cause puisqu’il a permis à l’Agence de se développer, de grandir et de se maintenir à la 3ème place dans le monde des agences de presse internationales (par le chiffre d’affaires car, en termes de « reprises », l’AFP est souvent en tête).

Nous le répétons, le statut n’a jamais empêché de faire des partenariats -plus ou moins réussis- ou de créer des filiales. Nombreux sont les exemples. Vouloir ce changement n’a aucun sens, seule la volonté politique compte pour trouver une solution à la pérennisation du financement de l’Agence.

Ceux qui ont le désir de remplacer le statut de 1957 pour faire prévaloir des critères de rentabilité financière devraient y regarder à deux fois avant d’ironiser sur son côté « archaïque » ou « dépassé ».

Qui ignore encore que le système libéral est en crise grave et va peut être au-devant de nouveaux spasmes qui pourraient menacer l’euro, le dollar, le yuan et les bons du Trésor américain. La presse, comme le reste, est victime de fermetures de titres, de licenciements : 25.000 journalistes aux USA et 3000 en France en 2009. Les politiques américains posent désormais publiquement la question d’une aide de l’État pour sauver la presse, outil de la démocratie.

Associated press (AP), système coopératif privé basé sur un vaste marché intérieur, et avec l’anglais pour base linguistique, supprime des centaines d’emplois et vient de céder ses services en Europe à l’agence allemande DDP, avec au passage des services en plusieurs langues sacrifiés et des dizaines d’emplois supprimés dans les rédactions en France, en Suisse et en Allemagne. Reuters, dont le service général n’est qu’une part infime du chiffre d’affaire du trust Thomson-Reuter, a dû, malgré une puissance économique incomparable à celle de l’AFP, se fondre dans un conglomérat sous la coupe du groupe canadien (Thomson).

Avant de sauter dans le vide, avant qu’il ne soit trop tard, avant tout changement de statut, le législateur français doit se donner du temps. D’autres agences nationales européennes prennent à présent ce statut en exemple et prétendent s’en inspirer.

Vouloir casser dans l’urgence le statut -et donc transformer le métier d’agencier- sans réellement prendre en compte les répercussions et les conséquences serait tragique pour la vie démocratique du pays. L’AFP est née par la volonté de la nation dans un contexte économique et politique beaucoup plus difficile qu’aujourd’hui. Le législateur de l’époque s’est donné les moyens et le temps de réfléchir et d’étudier la meilleure solution et ce, comme le suggère l’ancien PDG Claude Moisy, « quels que soient ses aspects aberrants ».

Pour assurer un meilleur développement, pour faire face aux nouveaux enjeux technologiques, à l’entretien d’un réseau mondial, etc., la CGT propose, dans la suite logique des tables rondes et des auditions au Parlement, la création d’une commission pour étudier le financement pérenne de l’agence, afin de faire cesser les crises à répétition vécues depuis 1986, sous Henri Pigeat, Jean Miot, Eric Giuily et maintenant Pierre Louette. Il est primordial que toutes les parties concernées (Direction de l’Agence, parlementaires, représentants du personnel, membres du CA, organisations syndicales représentatives, ministères de tutelle, Direction du développement des médias) se donnent le temps de la réflexion afin de résoudre la question du financement pérenne de l’Agence. Pour faire tomber la fièvre d’un malade, le meilleur remède n’est pas de briser le thermomètre.

Pour assurer ce financement, la CGT propose quelques pistes de réflexion :
- dotation en capital,
- prêt à taux zéro par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Pour une mission d’intérêt général comme le logement social, la CDC a consenti en 2009 des prêts d’un montant total de 40 milliards d’euros, sur une durée pouvant aller jusqu’à 40 ans.
- taxe sur les recettes publicitaires de la presse, de l’audiovisuel ou des « nouveaux médias » (l’esprit du statut reposant sur une base de coopérative et une aide à la presse, cette taxe se justifierait pour alimenter le budget investissement),
- maintien du vote par le Parlement des abonnements publics au niveau de l’inflation,
- retour en pleine propriété de l’immeuble par l’abandon du remboursement du crédit- bail.

4- Le statut juridique de l’agence doit-il être modernisé et sur quels points ?

Ce n’est pas l’urgence, nous l’avons démontré plus haut. Le toilettage du statut sur des points mineurs était un sujet consensuel avec les syndicats : possibilité de voter un budget en déficit, faculté ouverte à l’AFP de souscrire des obligations, notamment.

La CGT propose qu’une mission parlementaire soit mise en place pour trouver la meilleure forme d’un tel « dépoussiérage » sous la haute vigilance des élus de la nation et des commissions ad hoc sans empiéter sur l’esprit du statut. Nous ne sommes pas dupes de la manœuvre ayant consisté à soumettre à la Commission financière de l’Agence un budget en léger déséquilibre, pour tenter de pointer les défauts du statut et justifier ainsi une réforme.

L’intervention de l’ancien PDG Claude Moisy a montré que si n’existe pas de volonté politique de maintenir cette agence (« L’AFP n’existe depuis cinquante ans que par la volonté politique de l’État français, volonté qui ne s’est jamais démentie jusqu’à aujourd’hui ») sous son statut actuel (indépendamment de la question du financement), toute réforme est vouée à l’échec.

Le débat serein devant les élus de la nation a montré la nécessité de préserver cette entité qui fait partie de la spécificité française, de l’exception culturelle. Devons-nous en avoir honte ? Le cinéma français, grâce au système d’aides, lui a permis de subsister et de prouver sa capacité d’innovation et de création dans un environnement mondial de dérégulation et de marchandisation de l’art. L’AFP doit être traitée dans le même esprit.

Nous refusons que des retouches du statut de 1957 soient mises à profit pour changer la nature même de l’AFP, par des amendements subrepticement votés de nuit au Sénat ou à l’Assemblée. La composition du Conseil d’administration proposée par Pierre Louette, avec une écrasante majorité de membres désignés directement ou indirectement par le gouvernement, s’ajoutant aux représentants de l’État actionnaire, transformerait l’AFP en agence quasi-officielle, une étiquette qui discréditerait en France et dans le monde son image d’indépendance.

En ce qui concerne l’argumentation sur la sur-représentation de la PQR au CA, le PDG invoque le désabonnement de certains titres, dû à la crise, mais son projet avait été conçu bien avant ladite crise. Rappelons que les membres du CA de l’AFP siègent en tant que représentants d’une catégorie de clients et pas en tant que clients eux-mêmes. Par ailleurs cette sur-représentation tient au fait que l’AFP a été conçue aussi comme une aide indirecte à la presse française.

Face à cette question la CGT propose de saisir la Direction du développement des médias (DDM) et le ministère de la Culture et de la Communication pour associer l’AFP à la presse quotidienne régionale (PQR) dans un vaste projet de portail de la presse française multimédia qui engloberait toutes formes de presse. Ce projet pourrait s’étendre au-delà aux médias francophones du monde, via un concours des Affaires étrangères, de la Coopération, etc. La PQR pourrait ainsi assurer pleinement son rôle statutaire à l’AFP. D’autant qu’aujourd’hui, nombre de titres de la PQR sont détenus de plus en plus par des grands groupes industriels ou bancaires (Crédit Mutuel, Lagardère, etc.). Ces groupes bénéficient par ailleurs d’avantages accordés par la puissance publique tel les tarifs postaux ou autres.

5- L’indépendance éditoriale de l’AFP vous paraît-elle aujourd’hui en question ? Si des garanties nouvelles doivent intervenir, quels points vous paraissent mériter une attention particulière ?

La garantie existe aujourd’hui. Pourquoi changer et dans quels buts ? L’AFP n’a ni actionnaire ni capital. Créer une société par action adossée à l’État, c’est signer l’arrêt de son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique en place -de quelque bord qu’il soit- la ligoter et risquer de l’assimiler à un média officiel gouvernemental, Tout permettrait alors à l’actionnaire majoritaire de dicter sa loi politique ou économique à l’Agence.

Si la volonté politique de l’État est de continuer à soutenir l’AFP, pourquoi changer de statut !

L’État est le seul garant stable de l’avenir de l’agence. L’AFP est un enjeu pour le pluralisme de l’information, et donc pour la démocratie. Une information exhaustive, vérifiée et sourcée est un droit des citoyens.

6- Globalement, quelle est selon vous aujourd’hui la principale faiblesse de l’AFP ? Quelle est sa principale force ?

Sa faiblesse : son financement à définir.

Sa force : sa crédibilité, sa rigueur et son professionnalisme, son réseau. A ce propos, nous contestons catégoriquement que celui-ci soit « caractérisé par sa +surdensité+ dans certaines régions du monde, notamment la France elle-même ou l’Afrique francophone » (cf. rapport Louette 1.1 L’AFP : un outil d’information au service de l’intérêt général).

L’AFP est reconnue pour son service arabe, elle est numéro un en Asie, notamment.

Elle est appréciée pour sa « différence », car non anglo-saxonne.

Elle concourt au maintien de la diffusion de la langue française et de la vision européenne du monde. Même si l’agence écrit en six langues.